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Celle qui a débuté sa carrière de notaire en 1989 (s'inscrivant comme notaire associée en 2004) fait partie des chevilles ouvrières de cette profession au Sénégal. «Mon parcours est celui d'une femme résolue à intégrer le notariat comme profession. Aujourd’hui, il m'a tout donné et c'est pour cette raison que j'ai voulu briguer la présidence de la Chambre des notaires du Sénégal.
C'était absolument nécessaire pour moi de rendre à la profession ce qu'elle m'a donné», fait savoir Me Diagne, qui, bien qu'on parle tout le temps de la femme, pense qu'«aujourd'hui, c'est une question de compétence».
Sur les «inégalités» par rapport à la «parité», elle est d’avis que «ce n'est pas un problème».
Car «les hommes notaires sont comme des confrères. Nous n’avons pas senti de différence et en tant que femme, très sincèrement, je pense que je donne autant qu'un homme dans la profession. C’est vrai qu’il y a des femmes qui sont vulnérables dans certaines fonctions et tout le monde n'a pas la chance que nous avons d’être leader à une certaine position. Certes, il y a encore des femmes vulnérables qui ont besoin que l'on plaide pour elles, pour l'éducation pour toutes les femmes sans distinction. Elles ont besoin d’être accompagnées dans les problèmes qu'elles rencontrent au quotidien. C'est pour cela que nous avons créé l’Association des juristes sénégalaises».
«Aujourd'hui, la parité, c'est la règle»
Aussi et surtout, Maître Aïda Diawara Diagne pense que «le plaidoyer est nécessaire pour qu’il n’y ait plus de femmes violentées». Et de se réjouir : «C'est heureux pour moi, et par rapport à la parité, que le Sénégal soit en avance par rapport aux autres pays sur le problème genre.
Dans tous les cas, en ce qui concerne notre profession, nous ne ressentons pas cette discrimination, ces violences, ces stigmatisations.»
Pour la présidente de la Chambre des notaires du Sénégal, «aujourd'hui, la parité, c'est la règle. L’État prend cela en compte dans les institutions les plus hautes et dans les postes de décision. Les femmes, aujourd'hui, sont élues dans les assemblées, à l'Assemblée nationale, au Conseil économique, social et environnemental (Cese), au HCCT et au niveau d’autres institutions de la République». Elle remarque que «les femmes sont très bien prises en compte par l'État central».
De ce point de vue, «nous avons réussi notre mission. Nous avons la volonté de faire du social.
Nous sommes en train de mettre en place une stratégie, en essayant de faire le maximum d'activités pour être plus visibles. Des consultations médicales gratuites sur le dépistage du cancer, du col de l’utérus. Nous avons fait la campagne pour les cancers qui touchent le plus les femmes».
Revenant sur leur statut avec l’État central, Me Aïda Diawara Diagne remarque que les composantes de la corporation sont des officiers ministériels. «Nous sommes un élément, un maillon du système et notre volonté est de sentir que nous sommes là». Pour cette raison, elle appelle toutes les forces vives du notariat (hommes et femmes) à «rehausser le blason de cette profession et que l'on soit des ambassadeurs à travers le monde»
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Aussi et surtout de tendre la main à tout le monde pour que «l'on puisse fédérer nos forces pour porter haut le flambeau du notariat».
Elle a souhaité un «excellent 8 mars» à toutes les femmes et dit un «grand merci» aux «hommes sans qui nous ne pourrions réussir certaines réalisations au quotidien pour le plaisir des notaires et des acteurs».
5 Commentaires
Karim$
En Mars, 2023 (21:30 PM)Il y a un proverbe wolof bien connu qui dit " Mbakhané dou féké thiono borom" Mais aussi on peut dire une mauvaise femme dou fékè thiono rew. Même pendant la colonisation, certaines femmes couchaient avec les blancs pendant qu'ils massacrent le peuple. Tout le monde n'est pas femme de Nder ! Et moi, personnellement, une femme capable d'observer l'assassinat 1 par 1 de 14 enfants sans verser une larme, je prie de ne jamais croiser son chemin. Ce qui fait une grand dame, c'est avant tout le coeur. Si j'étais une femme APR, je verserais instantanément de chaudes larmes à chaque fois que je me retrouve devant le président à tel point qu'il s'étonnerait et me demanderais " madame lou khéw - loy dioy ? " et je lui répondrais " Dou dara président dama di yaye rek ". C'est comme ça que se comportent les vraies femmes. Mais des femmes qui regarde un homme tuer des enfants sans verser une larme, c'est pas femme ça. Il faut leur trouver une autre appellation.
Mino
En Mars, 2023 (01:11 AM)Saga Afrique
En Mars, 2023 (07:44 AM)Participer à la Discussion