
Les douleurs abdominales constituent le premier motif de consultation au Sénégal. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une inflammation du pancréas ou des calculs dans les voies biliaires. Il y a eu beaucoup d’avancées dans les domaines théoriques et surtout dans les domaines pratiques. Néanmoins, il n’y a pas beaucoup de spécialistes au Sénégal, qui n’en compte que 40.
Pourtant, la gastro a été la première discipline nécessitant une technologie de pointe. La société sénégalaise est née en 2003. L’objectif étant de réunir les praticiens de la discipline dans un but d’échanger, de faire en sorte d’organiser des activités en hépato-endo gastrologie.
Du moins, selon le professeur Daouda Dia. Il s’est exprimé en marge d’une rencontre avec la presse ce mercredi en prélude aux journées de la société de gastro-entérologie et d’hépatologie. Ces journées, seront une occasion pour les spécialistes de débattre des urgences en hépato gastro-entérologie et l’endoscopie interventionnelle. « Il s’agit de journées purement nationales qui réunissent, les hépatologues, les endo gastrologues. Des médecins des autres disciplines complémentaires à savoir les chirurgiens digestifs, les biologistes, hématologistes, neurologues et radiologues. Bref, ce seront des journées transdisciplinaires centrées sur les hépato gastro-entérologie », a indiqué le professeur Dia.
Par ailleurs, il a expliqué que les urgences en hépato-entérologie sont diverses très nombreuses et posent des problèmes dans leur prise en charge. « D’abord est ce que ces urgences sont adressées aux bonnes personnes ? Ces urgences sont-elles volumineuses à l’hôpital ou dans les structures sanitaires ? Sont-elles prises en charge dans des conditions acceptables ? Ces urgences correspondent à quoi » s’interroge-t-il. Avant de préciser : « C’est une spécialité qui s’occupe du tube digestif, de l’œsophage, l’estomac, les intestins jusqu’au rectum, le foie et ses glandes annexes, le pancréas. Ces urgences nécessitent un personnel sachant et un matériel adapté dans les conditions d’exercice adapté ». C’est d’ailleurs ce qui justifie le deuxième thème qui porte sur la formation continue en endoscopie digestive et interventionnelle.
“Nous avons besoin de matériel de pointe et nous avons besoin de renouveler en permanence nos connaissances, de faire des mises à jour. Parce que la médecine est extrêmement dynamique, estime-t-il.
Le Professeur Ibrahima Diallo, chef de service hépato gastro-entérologie de l’hôpital principal de Dakar effectue le même diagnostic. « On a plusieurs urgences. Il y a les hémorragies digestives qui posent plus d’acuité en urgences. Cela peut être dû à l’ulcère qui saigne ou des varices qui se trouvent au niveau de l’œsophage. Il y a également des rectorragies c’est-à-dire la présence de sang dans les selles » dit-il. Selon lui, « la prise d’anti-inflammatoires de manière irresponsable peut être source de problèmes en urgence d’où l’importance d’éviter l’automédication. Après une prise importante d’alcool, 1 mets extrêmement copieux peuvent être sources de douleurs au niveau du pancréas, ils peuvent occasionner une saignée ». Pour ce qui est des urgences de l’œsophage ajoute le professeur Diallo, « on rencontre des enfants qui ont bu des produits pesticides entraînant des brûlures qui peuvent devenir graves avec des inflammations au niveau du pancréas. Il y a souvent l’hépatite aiguë en plus de l’hépatite A et B causée par les médicaments traditionnels et modernes pouvant entraîner la mort ».
0 Commentaires
Participer à la Discussion