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La lutte contre le trafic illicite de bois, qui dégrade les forêts et l'écosystème de Ziguinchor, laisse apparaitre qu'en six mois, le massif forestier de la région est fortement dégradé. Dans le département de Bignona où le trafic intérieur et international est plus accru, une grande quantité de bois, des véhicules et autres matériels de coupe et de transport ont été saisis par les hommes du capitaine des eaux et forêts Cheikh Omar Dieng. Au total, 145 billons (dimb 3, caïlcédrat 35, vène 36, linké 26, gmelina 45), 20 billes de caïlcédrat, 461 planches (gmelina 14, caïlcédrat 217, cola cordifolia 115, vène 53, 62 planches coffrage), 181 madriers (vène 63, linké 43, caïlcédrat 75), 91 leurres (caïlcédrat 76, santang 15), 83 poutrelles de caïlcédrat, 189 plateaux de 7 m ont été saisis. Huit voitures, dont quatre dans le cadre du trafic international, et quatre motos tricycles, ont aussi été saisies.
Dans la zone forestière du département de Ziguinchor, ont compte la saisie de 114 billons de teck dans les arrondissements de Niaguis et de Nyassia, 314 planches de teck et de plateaux, 214 laques de rôniers ainsi que 15 tricycles, des vélos, des motos-Jakarta, des tronçonneuses et deux véhicules, selon le décompte du chef du Service départemental des eaux et forêts de Ziguinchor, le lieutenant Mame Less Ciss.
En termes de valeur financière, ces saisies sont estimées à 300 millions de francs CFA, nous apprend le lieutenant-colonel Momar Sèye, le patron de l'Inspection régionale des eaux et forêts de Ziguinchor. Ce qui illustre la dégradation continue de l'écosystème de la région méridionale.
Pour y faire face, il est préconisé d'accentuer la sensibilisation et la collaboration avec les populations, mais aussi la mutualisation de toutes les forces de sécurité et de défense, selon le lieutenant-colonel Sèye, surtout dans les zones tampons dites zones rouges de Bignona.
Ces zones rouges, difficiles d'accès doivent faire l'objet d'une surveillance permanente. Seulement, la faiblesse des moyens et des équipements tout comme des éléments rendent complexe la lutte. Ainsi, l'inspection régionale des eaux et forêts de Ziguinchor a besoin de plus de moyens et d'accompagnement de la part des autorités, afin de mener à bien la lutte contre le trafic illicite de bois.
D'ailleurs, les hommes du lieutenant-colonel Momar Sèye ont mis la main sur 74 trafiquants. Ces derniers ont été déférés au parquet.
2 Commentaires
Bassene s'était organisé pour zssister à un match de foot et avoir des alibis mais son téléphone a été très bavard entre les mains des enquêteurs.
Sales rebelles sudistes ! Vous allez retourner dans votre putain de brousse.
Combat à Gagner Plutôt !
En Janvier, 2025 (16:14 PM)Il faut une nouvelle politique pénale aussi
Tous ces gens pris en flagrants délit de déforestation doivent être recrutés de force pour travailler dans des pépinières au moins 8 heures par jour et ensuite retourner en cellule
Ça ne sert à rien de les nourrir et de les soigner à ne rien faire en prison
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