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À peine nommé qu’il suscite déjà la controverse. Sidiki Kaba à la tête du ministère de l’Intérieur, à cinq mois de la Présidentielle, n’inspire pas confiance à une partie de la classe politique. Pour la société civile, c'est un risque majeur de troubles pour la prochaine élection présidentielle.
Sur Rfm, Moussa Taye, porte-parole de Taxawu Sénégal, crache ses vérités : « C’est de mal en pis. Nous constatons que Sidiki Kaba est pire qu’Antoine Diome. Il est passé de défenseur des droits humains à défenseur d’un homme et d’un clan. Il est un homme de parti politique qui ne protège que les intérêts de sa coalition. Il ne nous inspire pas confiance. Rappelons-nous que Sidiki Kaba a été l’artisan de la condamnation de notre leader Khalifa Sall et Karim Wade aussi. C’est lui qui était à la commande sur les procédures qui ont conduit Karim et Khalifa en prison. Alors, nous exigeons son départ », déclare Moussa Taye.
La société civile est déçue également de ce choix porté sur Sidiki Kaba. Djibril Gningue, président de la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections, montre sa désolation.
« Nous nous attendions à ce que le Président de la République profite de cette occasion pour répondre à une demande très forte de l’opinion, de la société civile ainsi que de la classe politique. C’est-à-dire la nomination à la tête du ministre de l’Intérieur une personne indépendante. Comme c’était le cas en 2000 avec Abdou Diouf qui avait nommé le général Lamine Cissé. Ou, à défaut, créer un ministère chargé des élections comme l’avait fait Wade. Malheureusement, c’est Sidiki Kaba qui a hérité de ce poste. Ce qui a été une grosse surprise de la part de la société civile. C’est donc un risque électoral majeur», s’indigne-t-il.
Néanmoins, M. Gningue précisé que « personne ne doute de ses capacités à diriger un poste. Cependant, poursuit-i, Sidiki Kaba est ministre partisan. Il est un responsable politique à Tambacounda. En tant que tel, on ne peut pas être juge et partie. Il s’agit d’organiser des élections libres, transparentes et apaisées. Après le consensus sur le parrainage, on s’attendait à un meilleur choix pour justement organiser la prochaine élection présidentielle. Surtout que la question des libertés civiles et politiques est loin d’être réglée, avec notamment le cas Ousmane Sonko », dit-il au micro de Rfm.
3 Commentaires
Non , l'opposition sénégalaise n'est pas mature.
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En Octobre, 2023 (15:58 PM)Reply_author
En Octobre, 2023 (16:45 PM)Reply_author
En Octobre, 2023 (17:42 PM)Gongarek
En Octobre, 2023 (17:54 PM)Abdoul
En Octobre, 2023 (18:33 PM)Participer à la Discussion