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Il reste beaucoup d'efforts à faire pour arriver à la pleine égalité des droits et des chances entre les hommes et les femmes. Parmi ces contraintes, c'est d'abord le manque de volonté politique selon Awudu Gumah. C'est ce qui est ressorti d'un atelier organisé par Equality Now.
"Même si les États ratifient et assurent la domestication, il reste la mise en œuvre. Et à ce niveau, il faut une grande volonté politique. Et au-delà de ce volet, il y a le problème des ressources, parce que pour les mettre en œuvre, il faut des ressources. Et beaucoup de pays n’arrivent pas à assurer la mise en œuvre de toutes ces lois qui ont été domestiquées à cause d’un manque de ressources", a affirmé M. Awudu, qui s’exprimait à l’occasion d’un atelier organisé par Equality Now.
Selon le responsable de la planification, recherche, suivi et évaluation du centre de développement du genre de la Cedeao, beaucoup de pays ne maîtrisent pas la ratification et la domestication, même s’il existe beaucoup d’instruments.D'où la pertinence de cette rencontre organisée par l’organisme Equality Now pour permettre aux acteurs concernés de plancher sur le problème de l'égalité.
En effet, des études ont révélé qu'un large éventail de facteurs parmi lesuqels, les barrières socioculturelles, les croyances sociales, économiques, politiques et religieuses conservatrices, les pratiques traditionnelles néfastes et le manque de volonté politique, entravent la réalisation de l'égalité des sexes sur le continent africain. La promotion et la réalisation des droits des femmes et de l'égalité entre les sexes en Afrique sont limitées par des systèmes normatifs formels et informels discriminatoires et les capacités insuffisantes des institutions régionales.
Dans le souci d'accélérer la réalisation de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes en Afrique, Equality Now en partenariat avec la Coalition SOAWR et avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), met en œuvre un projet visant à faire progresser l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes en Afrique. "Le projet vise à renforcer la capacité des quatre communautés économiques régionales (CER) et de leurs partenaires régionaux à plaider et influencer leurs États membres pour qu'ils respectent leurs engagements en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes, afin de contribuer à la réalisation de l'Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA). Nous sommes sur la bonne voie parce que tous les États ont déjà ratifié et il y a pas mal de pays qui ont domestiqué. Donc, maintenant on cherche à créer un partenariat tant au niveau régional qu’au niveau national pour permettre d’avancer sur la mise en œuvre de ces instruments dans les états membres", a soutenu M. Gumah.
Du reste, le Sénégal est un bon élève en matière de promotion de l'égalité entre les sexes. La note a été décernée par le Centre de développement du genre de la Cedeao basé à Dakar.
"Le Sénégal a ratifié tous les instruments, et la loi sur la parité, a permis de domestiquer ces lois. Et je pense que la politique de l’égalité des genres est l’une des meilleures dans la sous-région, dans l’Afrique d’ailleurs. Donc, le Sénégal est en avant dans la ratification, la domestication et la mise en œuvre des instruments », informe Awudu Ahmed Gumah, responsable de la planification –recherche –suivi et évaluation du Centre de développement du genre de la Cedeao, basé à Dakar.
Notons que les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale. L’égalité des sexes devient ainsi un droit humain fondamental, essentielle à la mise en place de sociétés dotées de potentiel humain et de développement durable. Il a été prouvé que l'autonomisation des femmes participe à la productivité et à la croissance économique de chaque État. Ce sont autant de raisons qui justifient la mise en place des initiatives visant à mettre un terme aux multiples formes de violences basées sur le genre.
D'ailleurs, la Cedeao a mis en place son centre de développement du genre en 2003 pour entre autres promouvoir l'égalité des chances en matière d'accès à l'emploi et aux postes de direction et de prise de décision à tous les niveaux.
7 Commentaires
Oh!
En Novembre, 2022 (23:51 PM)Venez dans les cérémonies, ecoutez le discours des hommes,c a vous faire frissonner.
La femme est très opprimée ici.Nous crions nos misères quand nous nous retrouvons.
Vu Hui Weed
En Novembre, 2022 (00:41 AM)Femmr
En Novembre, 2022 (04:19 AM)L Homme Roi
En Novembre, 2022 (10:11 AM)Foutaise! Balais , marmites, la belle famille à caresser, répudiation pour une autre aventure féminines...tel est notre lot pour la plupart des femmes au Sénégal , intellectuelles ou non. Men are mostly kings...to have successful kids! Bullshit!
Nitou Deug
En Novembre, 2022 (10:29 AM)Dans la plupart de nos pays aujourd hui,a compétences égales,c est la Femme qui est choisie;c est une discrimination positive dont elles bénéficient.
Mais le problème,c est que celles qui ne font aucun effort pour acquérir ce qu il faut,sont responsables de leurs incompétences.
Au sénégal,la Parité instaurée en politique aura pour effet de mettre en avant LE NOMBRE plutot que LA COMPETENCE;et le résultat ne sera que catastrophique a l image de représentantes du Peuple soucieuses de montrer leurs tatouages,leurs perruques,leurs sacs a main en pleine hémycicle au lieu de participer a un débat de fond pour faire avancer le pays.
NDIMBAL NACI FEKK LOKHOL BOROM
Mais au lieu de faire cet effort pour etre compétentes et compétitives pour monter des projets,occuper des postes de responsabilité,certaines passent plus de temps a s amuser pendant toute leur jeunesse ; résultat : c est déja trop tard pour se former.IL EST LA,LE PROBLEME
Les Feministes ont interet a donner de bons conseils aux femmes au lieu de passer tout leur temps à réclamer DES DROITS
La vie en société requiert DROITS et DEVOIRS.
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