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Les professionnels des médias s’élèvent contre ce qu’ils qualifient d’« errements » du ministre de la Communication, Alioune Sall. Cette réaction fait suite à sa demande adressée au ministre de l’Intérieur pour mobiliser la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et la Division spéciale de la Cybercriminalité (DSC) afin d’appliquer des mesures de régulation. En effet, Alioune Sall exige « la cessation immédiate des activités des médias ne figurant pas sur la liste de ceux reconnus par l’État du Sénégal ».
Dans un communiqué conjoint publié ce mercredi 26 février 2025, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) accusent le ministre de chercher à « criminaliser l’activité de presse ». Mamadou Ibra Kane et Ibrahima Lissa Faye, figures de ces organisations, reprochent à leur ministre de tutelle des « erreurs monumentales compromettant la sincérité du processus, relevées par les services mêmes du ministère ». Ils estiment qu’il « viole allègrement la Constitution et le Code de la presse ».
Face à cette situation, le CDEPS et APPEL interpellent le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils interviennent. Ils dénoncent « les manquements répétés et graves aux lois et procédures administratives par le ministre de la Communication, qui plongent les entreprises de presse dans une tension permanente ».
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Mallé
il y a 22 heures (22:17 PM)Mallé
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