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L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a émis, vendredi, un avis de houle dangereuse et de vent frais et assez fort sur la Grande-Côte, à Dakar, la Petite-Côte et en Casamance.
Dans un bulletin météorologique spécial (BMS), l’agence souligne que la houle dangereuse ‘’en cours’’ est de ‘’secteur Nord-ouest'' et peut ''atteindre ou dépasser 3.00 m sur la Grande-Côte et Dakar et 2.5 m sur la Petite Côte et en Casamance’’.
Le vent frais, assez-fort, également en cours, est ‘’de secteur Nord pouvant atteindre ou dépasser 40km/h sur la Grande-Côte, à Dakar, la Petite-Côte et en Casamance’’.
La fin de cet avis est prévue samedi à 18 heures, selon l’ANACIM.
OID/ASG
2 Commentaires
Soleil 1
En Février, 2015 (16:57 PM)Mounos
En Février, 2015 (18:04 PM)POUR INFO ! POUR INFO !
Marée du siècle" en 2015, un phénomène qui porte mal son nom
La "marée du siècle", qui affiche un coefficient de 119 (sur 120) est prévue le 21 mars 2015. Décryptage avec un spécialiste
• Les adeptes de la pêche à pied devraient en avoir pour leur compte. © Photo
Après Xynthia, après les dégâts laissés par les tempêtes de l'hiver 2013-2014, son nom suscite la peur. Le 21 mars 2015 aura lieu la "marée du siècle". Du "siècle" ? Pas vraiment. C'est "astronomique", mathématique, la marée du siècle, qui se caractérise par un coefficient atteignant les maximum (119-120), revient en réalité tous les 18 ans, explique Nicolas Weber, spécialiste de la marée au SHOM (service hydrographique et océanographique de la Marine). La précédente, c'était le 10 mars 1997. Les prochaines sont annoncées pour le 3 mars 2033 et le 14 mars 2051.
Alors certes, le terme "marée du siècle" est "abusif", convient le spécialiste, mais "c'est un facteur de risque et donc d'appel à la prudence". "Avec une marée qui va monter haut, et donc très vite, le risque de se faire rattraper est plus important", indique le spécialiste, qui met en garde également contre des courants très forts pour les personnes en mer.
Grandes marées
La marée est le mouvement montant (flux ou flot) puis descendant (reflux ou jusant) des eaux des mers et des océans causé par l'effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil. Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, c'est-à-dire lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont sensiblement dans le même axe, ces derniers agissent de concert et les marées sont de plus grande amplitude (vives-eaux) : ce sont les grandes marées. Les marées les plus faibles de l'année se produisent normalement aux solstices d'hiver et d'été, les plus fortes aux équinoxes de printemps et d'automne. C. L.
Avec un coefficient de 119 le 21 mars, le marnage -différence de hauteur d'eau entre la pleine et la basse mer- atteindra 14,15 m dans la Baie du Mont Saint-Michel, "soit plus qu'un immeuble de quatre étages", contre 10,50 m lors d'un coefficient de 95 qui correspond à une grande marée moyenne. A La Rochelle, par exemple, le SHOM prédit un marnage de 6,58 m contre 5,4 lors d'un coefficient de 95. Mais le tout dans le même laps de temps. "Autrement dit, c'est comme si vous ouvriez très grand votre robinet du bain dans le même espace temps que d'habitude", décrypte Nicolas Weber.
D'autres forts coefficients
Lors de conditions météorologiques normales, les risques sont moindres, mais il suffit d'un facteur aggravant pour créer le danger et provoquer des dégâts. Ainsi, rappelle Nicolas Weber, lors de la tempête Xynthia en 2010, "c'était une marée à 102-108 de coefficient. Si la tempête était arrivée à basse mer, ça n'aurait rien fait. Mais là, c'est arrivé au moment de la pleine mer, avec les conséquences que l'on connaît. Donc c'est le facteur météorologique qui va jouer", poursuit le spécialiste.
Certes, lors de la marée du siècle, l'eau va monter vite et loin pour venir atteindre les hauts des quais, mais tout dépendra du temps
Si on s'attarde spécialement sur cette "marée du siècle", d'autres forts coefficients sont annoncés en 2015, et notamment le 20 février avec un coefficient à 118, qui flirte donc de nouveau avec les sommets.
Pour rappel, l'hiver dernier, le plus fort coefficient calculé était de 115, qui correspond au final "à des marnages peu différents", note le SHOM.
La marée du siècle porte décidément mal son nom...
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