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Les questions politiques semblent les
plus en vue dans la livraison quotidienne de mardi, avec notamment les
premières véritables charges du Parti démocratique sénégalais (PDS)
contre le nouveau pouvoir incarné par le président Macky Sall.
‘’Le PDS se remet de la défaite et cogne
sur Macky’’ Sall, le président de la République, relève ainsi le
quotidien Walfadjri, constatant le retour à la charge du parti
démocratique sénégalais après ‘’un long moment de silence’’ consécutif à
sa perte du pouvoir.
A propos des inondations, Oumar Sarr et Cie proposent à Macky Sall
‘’d’affecter la moitié de ses fonds politiques évalués à 6 milliards à
la lutte contre les inondations ainsi que ceux du président de
l’Assemblée nationale évalué à 1 milliard 100 millions’’ de francs CFA,
selon le journal.
‘’Le PDS se désinfecte’’, estime Le Quotidien. ‘’Sur toutes les
questions qui rythment la vie actuelle du pays, le comité directeur du
PDS n’a rien occulté. Des inondations aux relations du Sénégal avec la
Gambie en passant par le Fonds commun des magistrats, les libéraux ont
critiqué l’attitude de Macky Sall et ses hommes tout en leur donnant des
leçons’’, rapporte ce journal.
‘’Macky Sall impose la cadence, les alliés à la traîne’’, selon Thiey
L’évènement dont la manchette s’inspire de la gestion par Macky Sall de
questions qui font l’actualité, dont la suppression annoncée du Sénat et
de la vice-présidence, ainsi que les exécutions de Sénégalais en
Gambie.
Sur toutes ces questions, y compris les nominations dans
l’administration, ‘’Macky Sall imprime sa marque’’ depuis son élection à
la tête du pays, le 25 mars dernier. ‘’Pendant ce temps, les alliés de
+Benno Bokk Yaakaar+, dans un suivisme déconcertant, tirent la langue’’,
estime ce journal.
L’As semble donner du crédit à cette analyse, qui annonce que le Conseil
économique et social se trouve dans le viseur de Macky Sall. ‘’Le souci
premier de ce dernier, à travers la dissolution prochaine de cette
assemblée consultative dont le mandat arrive à terme en 2014, est d’en
assurer le contrôle’’.
Mais, à écouter Le Populaire, Macky Sall n’a tout simplement ‘’pas le
choix’’, évoquant notamment l’ouverture de son parti, l’Alliance pour la
République (APR) aux transhumants. Le chef de l’Etat, leader de l’APR,
‘’semble avoir fait de la massification (de son parti) une
surpriorité’’, note-t-il.
Sud Quotidien creuse le même sillon, qui annonce que des entrepreneurs
d’un genre particulier ‘’lorgnent Macky’’ Sall, avec l’émergence, de
nouveaux partis ou mouvements politiques, sitôt finies les dernières
élections.
‘’Surfant à la lisière du parti au pouvoir, ces nouveaux cadres
camouflent de véritables +entrepreneurs+ politiques guettant le moindre
entrebâillement de porte pour rejoindre l’ancien adversaire politique
devenu aujourd’hui maître du jeu…’’, analyse Sud Quotidien.
Au sujet des inondations, Direct Info annonce deux morts dans la
banlieue dakaroise, en rapport avec les conséquences de ces intempéries.
‘’Thierno Abdoul Bâ rend l’âme dans une école’’ servant de camp à des
sinistrés à Thiaroye, pendant qu’à Guédiawaye, une dalle s’effondrait
sur un maçon.
Le Pays au quotidien également revient sur ces deux annonces, alors que
L’Observateur évoque la misère vécue par les sinistrés dans les camps où
ils sont relogés. ‘L’enfer des sinistrés des inondations’’, titre le
journal.
‘’Délogés par la pluie et recasés dans des écoles publiques, les
sinistrés n’en finissent pas de souffrir’’ de leurs conditions de vie
‘’pitoyables’’ dans les camps de relogement de la banlieue dakaroise
notamment, commente le quotidien du groupe Futurs médias.
Le pire est à craindre, si l’on en croit les prédictions d’un guide
religieux cité à sa Une par Walfadjri. ‘’Tant que la statue du Monument
de la renaissance africaine restera là, la capitale ne se départira pas
de problèmes comme les inondations’’.
La Tribune continue pour sa part la question des condamnées à mort en
Gambie, dont des citoyens sénégalais, en se faisant l’écho de la
position du gouvernement sénégalais sur le sujet : ‘’Tout doit être fait
pour sauver Saliou Niang’’, qui risque d’être exécuté prochainement.
Mais une lueur d’espoir viendrait peut-être de New York, siège des
Nations unies qui ont appelé, selon Le Soleil, ‘’à l’arrêt des
exécutions en Gambie’’. ‘’Un recul pour les droits de l’Homme’’, juge le
Haut-commissaire des Nations unies cité par le même journal.
BK
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