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Le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr est convoqué ce vendredi matin à la Brigade des affaires générales (Bag) de la Police judiciaire. Face aux enquêteurs de la Bag, le coordonnateur du Pds devra s’expliquer sur l’attribution du marché de 5 milliards de Fcfa par son ministère à Mme Aïda Ndiongue, pour la fourniture de produits phytosanitaires, au profit de la cité Jaxaay. Cette dernière qui avait été cuisinée avant-hier mercredi par la Division des investigations criminelles(Dic), avait soutenu à sa sortie que son audition n’était pas liée à cette affaire, mais plutôt avait trait à la traque des biens mal acquis engagée par le nouveau pouvoir. Il semble pourtant que l’actuel régime se livre aussi bien à la poursuite des dignitaires de l’ancien régime dans la traque des biens mal acquis que dans leurs gestions lorsqu’ils étaient aux affaires.
Dans sa quête de mettre à nu la gestion de l’ancien pouvoir sous le règne du Président Wade, le nouveau régime engage plusieurs pistes. Outre, l’ouverture du dossier confié à la Section Recherches de la gendarmerie nationale sur la traque des biens mal acquis et qui concerne plusieurs dignitaires sous le régime du Président Abdoulaye Wade, un autre dossier confié cette fois à la Dic est en train d’être épluché. Celui-là concerne la gestion de certains marchés publics par ces mêmes dignitaires du temps de l’ancien régime libéral. C’est d’ailleurs, la raison de la convocation du coordonnateur du Pds, ce matin à la Bag. L’ancien ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique, doit s’expliquer selon nos sources sur l’attribution par son ministère d’un marché de 5 milliards de Fcfa pour la fourniture de produits phytosanitaires destinés à la cité Jaaxaay.
Ce marché, selon plusieurs recoupements, avait été attribué à l’ancienne sénatrice libérale, Mme Aïda Ndiongue. Cette dernière qui était face aux enquêteurs de la Dic, avant-hier mercredi, déclarait au sortir de son audition que c’était un marché qui lui avait été attribué régulièrement, et qu’en conséquence l’Etat lui doit 5 milliards de Fcfa. Même si, elle a déclaré par ailleurs que sa convocation à la Dic n’avait pas trait à cette affaire. Seulement, les autorités sont bel et bien décidées à faire la lumière sur cette affaire qui entre toujours dans le cadre des dossiers sur l’enrichissement illicite. Car avant que Mme Aïda Ndiongue ne soit passée devant les enquêteurs de la Dic, nos sources nous apprennent que celui qui fut le Directeur de cabinet d’Oumar Sarr, lorsqu’il était ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique, avait été entendu à la Section Recherches de la gendarmerie nationale le lundi 28 janvier dernier. Ainsi de 10 heures à 18 heures, Aziz Diop était entre les mains des enquêteurs de la Section Recherches de la gendarmerie nationale. D’ailleurs, c’est le ministère de la Justice qui, après s’être saisi de ce dossier, l’a confié au Parquet pour enquête.
Contacté à l’époque par nos confrères du journal Le Quotidien, lorsque l’affaire avait éclaté, l’ancien ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique avait tenu à se justifier. Oumar Sarr avait notamment indiqué : « c’est un marché régulier parce qu’il y a eu un appel d’offres légal qui a été lancé en septembre 2011. Il y a l’approbation du ministre de l’Economie et des Finances, après que la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) a jugé que la procédure est régulière. Je ne vois pas où se trouve le problème même si on veut chercher la petite bête. Il est totalement régulier. Personne ne peut me reprocher quoi que ce soit. Il faut être fou pour signer un marché de 5 milliards à la veille de la prestation de serment d’un nouveau chef de l’Etat. Le marché n’avait pas été payé parce qu’il n’y avait pas de crédits. Plusieurs entreprises se plaignent justement des lenteurs liées au paiement des factures. Je ne sais pas comment le nouveau régime procède. Mais, ces produits sont un complément de travail et sont indispensables pour lutter contre le paludisme. Effectivement, la commande a été livrée. Mais, je ne sais pas si la commande est supérieure à la quantité livrée. Même si on peut rectifier ou réajuster une commande. Sur ce point, je ne sais pas ».
3 Commentaires
Sokhor
En Février, 2013 (11:21 AM)LA JUSTICE EST LENTE ET RIDICULE.
CES GENS DEVAIENT ETRE EN PRISON DEPUIS BELLE LURETTE.
Pfffff
En Février, 2013 (13:20 PM)Surfacturation ????? Dougueul nga seu bop de!!!
Yalna gnou Yallh atte ak yeneu.....Qd je pense qu il n ya pas de lits ds nos hopitaux.....meme pas de berceuax pour accueillir les nouveaux nes.....
Maïmoune
En Février, 2013 (18:56 PM)Participer à la Discussion