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Nouvel épisode dans le duel Gérard Depardieu contre le gouvernement socialiste. Actuellement en visite d'Etat en Russie où le comédien français a élu domicile au terme d'une controverse nationale, François Hollande n'a pu s'empêcher d'ironiser sur le cas de l'acteur.Evoquant l'octroi de visas aux chefs d'entreprise et investisseurs russes qu'il entend faciliter, François Hollande a observé: "Autant il nous faut limiter l'immigration, autant il ne faut pas décourager un investisseur, un chef d'entreprise russe et je dirais même aussi un artiste, une personnalité, de venir en France".
"Nous laissons bien toutes les personnalités venir en Russie", a-t-il enchaîné dans une claire allusion à Gérard Depardieu, déclenchant les rires de l'assistance composées d'hommes d'affaires français.Un peu plus tard, interrogé par des chaînes de télévision françaises qui lui demandaient s'il allait évoquer le cas Depardieu avec le président russe qu'il devait rencontrer à la mi-journée dans le cadre de sa visite de 24 heures à Moscou, le chef de l'Etat français a répondu: "avec le président Poutine, il y a une chose qui est certaine, c'est que nous parlerons de tout".
Les deux hommes s'étaient entretenus au téléphone début janvier 2013, avait alors rapporté RTL.
Retour à l'envoyeur
Dans un entretien réalisé en novembre dernier, soit avant son installation en Russie, mais diffusé ce jeudi par France Culture, Gérard Depardieu lui rend la politesse. "J'ai dû le voir une fois ou deux. Je n'accroche pas, pas assez voyou, plutôt fils à papa", dit l'acteur au sujet du président français dans cet entretien.L'acteur y affirme par ailleurs qu'il parle russe : "je suis obligé de l'apprendre, j'ai beaucoup d'amis russes. Poutine, par exemple. Tous les intellos m'en veulent, ils pensent que c'est un tueur. Mes mauvaises fréquentations, on les connaît". "Il faut un type comme Poutine à la tête de l'Etat russe, avec un tempérament russe. Il faut une montagne pour arrêter le vent", dit-il, estimant que "Poutine essaie de rendre un peu de dignité aux gens".
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