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Les méthodes utilisées lors des attaques terroristes de Barcelone et de Cambrils sont encouragées depuis plusieurs années par le groupuscule Etat Islamique. Imprévisible et meurtière, cette stratégie low cost de l'Etat islamique a déjà fait plus de 115 morts en un an. Des attaques à faible coût à l'efficacité sanglante. Les attaques conjointes de Barcelone, jeudi en fin d'après-midi et à Cambrils, dans la nuit de vendredi, répondent à la stratégie mise en place par le groupe terroriste EI depuis plusieurs mois pour s'en prendre aux civils européens.
Attaques en série
En novembre dernier, Daesh encourageait ses combattants à procéder à des attaques à la voiture bélier via Rumiyah, sa revue de propagande. Le califat s'appuyait sur l'attaque de Nice et ses 86 morts pour souligner le rendement morbide de tels actions. À peine 30 jours plus tard, le 19 décembre 2016, Anis Amri propulsait son véhicule lourd contre un marché de Noël de Berlin, provoquant le décès de 12 personnes.
Le 22 mars, un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles, Kalhid Masood heurtait des piétons sur le pont de Westminster de Londres, tuant 4 d'entre eux et un policier, poignardé. Le 7 avril, Stockholm était à son tour touchée. L'attaque de Rakhmat Akilov, un Ouzbek, faisait cinq morts. Enfin, le 3 juin dernier, un commando de trois terroristes tentait de franchir le London Bridge avec une camionnette, avant de poursuivre leur objectif macabre avec des couteaux et des gilets explosifs factices. Bilan (provisoire): onze morts et quarante-huit blessés.
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