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La mesure de régularisation, approuvée par l'émir cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, sous forme de loi, va permettre aux salariés d'être payés au moins une fois par mois. La nouvelle loi, dont la date d'entrée en vigueur n'a pas été précisée, va permettre de payer les salaires par virement bancaire, ce qui rendra plus facile d'identifier les contrevenants. Les employeurs auront six mois à partir de son entrée en vigueur pour l'appliquer faute de quoi ils risqueraient des peines de prison d'un mois et des amendes de 6.000 riyals (1.650 dollars).
En novembre, Amnesty International avait reproché au Qatar de ne pas "faire assez" pour améliorer les conditions des travailleurs migrants, Human Rights Watch (HRW) relevant au début de l'année le manque de progrès dans les réformes en faveur des travailleurs. La nouvelle mesure a été saluée par Nicholas McGeehan, chercheur de HRW qui relève qu'elle devrait bénéficier à "un nombre substantiel de salariés".
Selon une étude de 2013, seuls 21% des salariés au Qatar sont payés à temps. M. McGeehan a toutefois déploré que la nouvelle mesure ne porte pas sur la "kafala", un système hautement controversé qui met les travailleurs à la merci de leurs employeurs, les empêchant potentiellement de quitter le pays ou de changer d'emploi.
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