
Le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth II tombé en disgrâce après des accusations d’agression sexuelle, a rendu dimanche hommage à la “compassion” de sa mère et “sa confiance”, à la veille de ses funérailles nationales.
Par une lettre, le duc d’York, 62 ans, a rendu hommage non seulement à la reine, la “mère de la nation”, mais surtout à sa “maman”.
Souvent réputé comme étant le fils préféré de la souveraine, décédée le 8 septembre à 96 ans, le prince Andrew a été banni de toute apparition publique officielle en raison de son amitié avec le pédophile Jeffrey Epstein et privé de ses titres militaires en début d’année après des accusations d’agression sexuel sur une jeune fille de 17 ans, Virginia Giuffre.
Menacé d’un procès aux États-Unis, il a mis fin aux poursuites en payant des millions de dollars.
En mars, la reine avait semblé lui apporter une marque de soutien public en entrant à son bras dans l’abbaye de Westminster pour un service religieux en hommage au prince Philip, époux d’Elizabeth II décédé un an plus tôt. Ces images avaient provoqué de nombreuses réactions indignées.
Casse-tête
Sa présence pour les hommages rendus depuis dix jours à travers le Royaume-Uni a été un casse-tête à gérer pour la famille royale.
S’il est apparu ces derniers jours aux côtés de ses frères et sœur pour les processions derrière le cercueil d’Elizabeth II à Edimbourg puis à Londres, il n’a pas porté l’uniforme, contrairement au reste de la fratrie.
Mais par “respect” pour la reine, il a quand même été autorisé à apparaître en tenue militaire lors de la “veillée des princes” vendredi, quand lui, le roi Charles, la princesse Anne et le prince Edward ont gardé pendant 15 minutes, dos au cercueil, la dépouille de leur mère exposée au public à Westminster Hall.
Il ne devrait toutefois pas retrouver de quelconque rôle officiel sous Charles III, qui aurait poussé selon la presse Elizabeth II à le priver de ses titres pour ne pas nuire à la réputation de la famille.
3 Commentaires
Participer à la Discussion