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Accusé de dépenses excessives, l'ancien ministre de l'Écologie François de Rugy est globalement dédouané mardi par des enquêtes du gouvernement et de l'Assemblée nationale. Il pointe du doigt Mediapart et dénonce "un journalisme de démolition".
"Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi, blanchi de toutes les accusations qui ont été portées contre moi", a déclaré sur France 2 l'ancien ministre et président de l'Assemblée nationale François de Rugy. Accusé de dépenses excessives, l'ancien ministre a dans l'ensemble été dédouané mardi 23 juillet par les enquêtes portant sur des travaux dans son logement de fonction et des dîners fastueux.
"Je n'ai jamais douté un instant que je réussirais à prouver mon honnêteté", a-t-il ajouté. L'enquête a néanmoins relevé trois repas à l'hôtel de Lassay d'un "niveau manifestement excessif".
Une semaine après sa démission, l'ancien ministre, en passe de redevenir député de Loire-Atlantique, n'a pas mâché ses mots à l'encontre du journal d'investigation en ligne Mediapart, à l'origine de sa mise en cause. "Il n'y aurait jamais eu d'affaire de Rugy et aujourd'hui c'est sûr, il y a une affaire Mediapart", a-t-il estimé.
"Il fallait une autre parole"
"Je crois aux vertus du journalisme d'investigation pour la démocratie (...). Et puis il y a un journalisme de démolition, et c'est ce que pratique Mediapart", a-t-il déclaré. "On ne s'empare pas d'un sujet, mais on s'empare d'une cible et la cible, on la crible de flèches. Et on essaye qu'un jour la flèche passe par la meurtière et atteigne la cible." "La République de la diffamation, ce n'est pas la République", a poursuivi François de Rugy, qui dit avoir porté plainte contre le site d'investigation.
En démissionnant, il estime avoir "fait primer l'intérêt collectif plutôt que (son) interêt personnel". Et il a rappelé avoir lui-même demandé les enquêtes "car je voyais bien que ce n'était pas possible pour moi de me défendre" et "il fallait une autre parole".
À propos de ses cotisations d'élu versées au parti EELV quand il en était membre, en utilisant ses frais de mandat de député non soumis à l'impôt, il a estimé que c'était "juste une question de trésorerie" qui n'avait "eu aucune conséquence, ni d'un point de vue légal, ni d'un point de vue moral, ni d'un point de vue fiscal". Il a redit qu'il se conformerait aux conclusions des rapports de l'Assemblée et du gouvernement "même s'il n'y a eu aucune règle enfreinte".
Interrogé pour savoir s'il allait revenir au gouvernement, François de Rugy a répondu que c'était au président de nommer les ministres, mais que son engagement "pour l'écologie, pour la République, pour la France" se "poursuivrait".
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