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La cour d‘appel de Versailles a confirmé vendredi l‘exclusion du fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen du parti présidé aujourd‘hui par sa fille Marine, mais également son statut de président d‘honneur, ce qui l‘autorise à participer à ses instances dirigeantes et donc à son congrès des 10 et 11 mars. C‘est un nouvel épisode dans la guerre que se livrent le dirigeant d‘extrême droite, âgé de 89 ans, et sa fille. Le tribunal de grande instance de Nanterre avait débouté le 17 novembre 2016 Jean-Marie Le Pen de sa demande de nullité de la décision d‘exclusion prise par le bureau exécutif du FN réuni en formation disciplinaire le 20 août 2015.
Mais il avait estimé que cette exclusion n‘avait pas d‘effet sur sa qualité de président d‘honneur et qu‘il restait donc membre de droit des instances dirigeantes du parti. Le FN avait fait appel de cette décision. Mais la cour d‘appel de Versailles a confirmé le jugement du tribunal de Nanterre et a même alourdi l‘astreinte imposée au parti en cas de non-application de cette décision. Il fixe celle-ci à 5.000 euros par infraction constatée passé un mois après la signification de cette décision, au lieu de 2.000 euros.
Il condamne également le FN aux dépens et à payer 25.000 euros de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen. “Les manoeuvres, les attaques, tout ça n‘a servi à rien”, a commenté sur BFM TV Lorrain de Saint-Affrique, un proche de l‘ancien président du FN. “Il est dans son bon droit, il est probable qu‘il voudra l‘exercer.” “Pour l‘instant, il étudie le jugement (...) et fera connaître ses intentions. Evidemment, le congrès du Front national est en ligne de mire”, a-t-il ajouté.
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse
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