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Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard
Les habitants du quartier de Sanz, un quartier populaire de Barcelone, sont sous le choc. Tout le monde connaissait le squat, devenu centre culturel et surtout centre d’accueil social palliant les carences de la mairie, où les personnes en difficulté étaient accueillies. Certains ne comprennent pas pourquoi les autorités ont attendu le lendemain des élections européennes pour faire évacuer les lieux.
« Ils ne faisaient du mal à personne, explique Juan, un retraité. Bon, bien sûr, cela ne me plaît pas qu’ils cassent des vitrines. Mais la grande majorité de ceux qui font cela ne sont pas du squat, ce sont des voyous. »
Malaise profond
Enric est étudiant. Il a participé aux manifestations. Pour lui, c’est la décision subite et arbitraire de fermer et de détruire le squat après des années de négociations qui a provoqué cette vague de violence : « Pendant 17 ans, il y a eu des négociations sur comment allait être géré ce centre social. Finalement, la décision de la mairie, le lendemain des élections européennes, a été de le fermer. Les jeunes ont la sensation que s’il n’y a pas une forte confrontation avec la police, ils ne seront pas entendus. »
Ces incidents ne seraient donc que le reflet d’un malaise plus profond, d’une jeunesse qui se croit sans avenir après tant d’années de crise. Pour autant, les jeunes responsables du centre ont dénoncé la violence, organisée en partie par des groupes antisystème, venus d’ailleurs et qui veulent en découdre avec la police.
3 Commentaires
Question Utile
En Mai, 2014 (01:31 AM)Pour Moi
En Mai, 2014 (02:24 AM)O.diouf
En Mai, 2014 (09:53 AM)Participer à la Discussion