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Selon une source gouvernementale à l'AFP, l'exécutif envisage la réouverture le 2 juin des hôtels-cafés-restaurants en zone verte. En revanche, en zone rouge, et donc à Paris, ils ne pourraient rouvrir leurs portes que... le 1er juillet.
Autre bouffée d'air envisagée : la réouverture des parcs et jardins partout mais avec le port du masque en zone rouge. Le sujet est l'objet d'une passe d'armes à Paris entre le gouvernement et la maire socialiste Anne Hidalgo, qui plaide ardemment pour leur réouverture.
Les conditions sanitaires, elles, s'améliorent, avec un reflux continu du nombre de malades graves en réanimation. Depuis début mars, le virus a tué 28 596 personnes, dont près de la moitié résidaient en Ehpad et autres établissements. "La circulation du virus s'est largement ralentie", selon les premières conclusions du dispositif de traçage de l'Assurance-maladie.
Masque obligatoire dans les transports
Pour l'heure, quatre régions (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) ainsi que Mayotte sont colorées en rouge et leurs présidents font pression pour en sortir.
Les parents attendent aussi de savoir si les collégiens de 4e et 3e, voire les lycéens, seront autorisés à retourner en cours et comment l'oral du bac de français sera organisé.
Concernant les déplacements, le secrétaire d'État au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a indiqué que le cercle fixé pour l'heure à 100 km à vol d'oiseau "pourra augmenter de façon concentrique". Mais dans les transports en commun, le port du masque restera obligatoire "tant qu'on n'a pas un traitement" contre le Covid-19, a estimé mercredi la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne.
Et les clubs de sports attendent aussi un feu vert, alors que plusieurs pays voisins ont rouvert piscines, salles de gym et club de fitness sous certaines conditions.
L'urgence pour l'exécutif est de relancer la machine économique, alors que 84 % des Français se disent inquiets de la récession. Elle devrait largement dépasser les - 8 % envisagés par le gouvernement cette année. Sur le seul deuxième trimestre, la chute du PIB pourrait atteindre "environ 20 %", a estimé mercredi l'Insee.
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