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NETTALI.NET - C’est dans un communiqué rendu public ce vendredi que le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine annonçait que la lourde tâche de trouver une solution à la crise ivoirienne sera confiée à un panel de cinq chefs d’États. Qui sera chargé de mener des consultations avec les deux protagonistes en l’occurrence Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Mais à peine nommé, nous renseigne Rfi il (le panel) subit des critiques de part et d’autre.
La tâche risque d’être difficile pour le panel de chefs États composé de Jacob Zuma de l’Afrique du sud, Idriss Déby du Tchad, Jakaya Kikwete de la Tanzanie et Blaise Compaoré du Burkina Faso et chargé de trouver des solutions à la crise ivoirienne. Nommé par l’Union africaine « Ua », cette nouvelle médiation, avant même le début de son intervention, commence à subir des critiques, aussi bien de la part du camp de Laurent Gbagbo que d’Alassane Ouattara. Ainsi, à en croire Rfi, même si les deux camps rivaux ivoiriens ont pris date avec le panel des cinq chefs d’États afin de trouver une solution de sortie de crise, ils ont par contre, chacun de leur côté, émis des réserves.
Le Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro, a pour sa part tiré la sonnette d’alarme en prévenant que Laurent Gbagbo opposera une « fin de non-recevoir » au panel. Lequel est aussi critiqué par le camp opposé, mais pas pour les mêmes raisons. Et c’est le Chef des « jeunes patriotes », partisans de Laurent Gbagbo, Charles Blé-Goudé qui s’est fait entendre. Ne souhaitant pas, selon Rfi, une bonne arrivée à l’un des cinq membres du panel, le président burkinabè Blaise Compaoré, il l’a dit tout le mal qu’il pense de l’ancien camarade de Thomas Sankar : « C’est un belligérant ». Avant de rappeler que : « son pays continue d’être l’arrière-base de la rébellion ».
Toutefois, les deux camps acceptent cette nouvelle médiation et ne l’ont pas ainsi récusé. Dans le camp Gbagbo, Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement, souligne que la création du panel « rejoint le souhait » de Laurent Gbagbo de voir une commission mise en place pour résoudre la crise. Et dans celui d’Alassane Ouattara, la porte-parole Anne Oulotto dit ne nourrir « aucune crainte » relative au panel.
De ce fait, la balle est dans le camp de la médiation qui pourra commencer son travail. Ainsi les deux camps, pourront toujours, dans un mois, éventuellement rejeter ses conclusions en déclarant selon Rfi : « nous vous l’avions bien dit. »
4 Commentaires
Bcs
En Février, 2011 (20:42 PM)on souhaite La paix en c i pays cousin
Charles Ble' Goude'
En Février, 2011 (20:55 PM)Aloko
En Février, 2011 (22:26 PM)Aïssa Ndiaye
En Février, 2011 (09:04 AM)Participer à la Discussion