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Trois personnes avaient été tuées, dont un enfant de 8 ans, et 264 blessées, quand deux bombes artisanales avaient explosé quasi simultanément dans la foule, près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston le 15 avril 2013.
Après plus de 14 heures de délibérations réparties sur trois jours, les douze jurés ont tranché ce vendredi: ce sera la peine de mort par injection létale pour Djokhar Tsarnaev, reconnu coupable des attentats qui avaient fait 3 morts et 264 blessés, le 15 avril 2013, lorsque deux bombes avaient explosé près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston. Les jurés devaient être unanimes pour imposer la peine de mort au jeune Américain de 21 ans, qui risquait autrement la réclusion criminelle à perpétuité sans possibilité de remise de peine. Certains d'entre eux n'ont pas pu contenir leurs larmes à l'énoncé de la sentence qu'ils ont rendue.
Tsarnaev, lui, n'a laissé transparaître aucune émotion. Dans une première phase du procès, le jeune homme d'origine tchétchène avait déjà été reconnu coupable le 8 avril dernier des trente chefs d'accusation retenus contre lui, et notamment d'avoir mortellement blessé un policier lors de la chasse à l'homme durant laquelle son grand frère et compliceTamerlan Tsarnaev a été tué. Avant d'être arrêté, alors qu'il se cachait dans un bateau entreposé dans l'arrière-cour d'une maison, Djokhar Tsarnaev, grièvement blessé, avait écrit sur une des parois intérieures du navire les raisons de son acte. «Le gouvernement américain tue nos civils innocents. Je ne peux pas supporter de voir ce mal rester impuni. Nous, musulmans, sommes un seul corps, vous faites du mal à l'un de nous, vous nous faites du mal à tous.» «Mais je n'aime pas tuer des civils innocents», y ajoutait le jeune homme.
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