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L'attaque chimique en novembre dernier à Harasta, dans la Ghouta orientale, peut "raisonnablement" être attribuée au gouvernement syrien. Outre cette charge, la Commission d'enquête indépendante de l'ONU a accusé mardi à Genève le régime de nouveaux crimes de guerre. Tôt le 18 novembre dernier, "un certain nombre d'armes" se sont abattues sur Harasta. Au total, près d'une trentaine de combattants d'Ahrar al-Sham ont été atteints d'une combinaison de symptômes mais aucun n'est décédé.
Attaques chimiques
Dans son rapport publié mardi sur la période de juillet à mi-janvier dernier, la Commission présidée par Paulo Sergio Pinheiro conclut à une "attaque chimique de petite dimension". Si les données sont insuffisantes pour établir le type d'armes qui ont projeté ces substances, elle affirme que ces violences ont été précédées par trois attaques chimiques du gouvernement en juillet dernier dans la Ghouta.
Indications "raisonnables"
La commission précise que les groupes rebelles n'ont jamais utilisé ce type d'armement jusqu'à présent. Des indications "raisonnables" laissent penser que le gouvernement est responsable de cette attaque et qu'il a violé le droit international humanitaire (DIH). Crimes de guerre Les forces du président Bachar al-Assad sont aussi mises en cause pour d'autres crimes de guerre dans la Ghouta orientale.
Elles ont recouru de manière indiscriminée à des armes à sous-munitions et ont ciblé des centres de santé dans cette zone, mais aussi dans deux autres régions dont celle d'Idleb. Violences des rebelles De leur côté, les rebelles de la Ghouta sont accusés de continuer leurs violences sur Damas. Ils ont mené là aussi des attaques indiscriminées, qui ont tué ou blessé des dizaines de personnes. Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) sont aussi accusés de crimes de guerre à Raqa pour avoir utilisé des boucliers humains.
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Vérité
En Mars, 2018 (16:57 PM)Participer à la Discussion