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Les Etats-Unis commémorent leur «Bloody Sunday», le dimanche sanglant qui a endeuillé le pays, il y a exactement 50 ans, le dimanche 7 mars 1965. A Selma, dans l’Etat d'Alabama, malgré les lois mettant fin à la ségrégation, les autorités refusaient à l’époque d’enregistrer les électeurs noirs. La manifestation pacifique organisée ce jour-là sera réprimée dans le sang, mais les Noirs américains pourront enfin exercer leur droit de vote. A Selma, ville symbole, les travers du Sud reprennent malheureusement le dessus, et une nouvelle forme de ségrégation a vu le jour.
Selma, coquette ville du Sud des Etats-Unis d'un peu plus de 20 000 habitants, se prépare à recevoir Barack Obama. Pour la communauté noire d’Alabama, c’est un évènement, et l’occasion de faire un bilan, 50 ans après la sanglante répression des manifestations pour le droit de vote.
Linda Lowery avait 15 ans en 1965. Elle a marché sur le pont Edmond-Pettus ce fameux 7 mars, et ce qui la perturbe dans le Selma du XXIe siècle, c’est la ségrégation insidieuse qui se met à nouveau en place : « Nous nous sommes battus pour des écoles intégrées, et aujourd’hui dans les écoles, c’est à nouveau la ségrégation. Les Blancs ont quitté les écoles et donc la ségrégation s’est répandue dans tout le système scolaire. Mais c’est une ségrégation noire. »
C’est un racisme de classe, un racisme social qui s’installe. L’historien Alton Fitts a été l’un des acteurs de la déségrégation des écoles dans le Sud, il appartient à la communauté blanche et ressent la même amertume : « C’est la défaite la plus amère de mon existence. Ne pas avoir réussi à garder les écoles intégrées. Mes enfants sont restés des années après que tous leurs amis blancs avaient pris la fuite. Nous pensions que cela ferait une différence. Cela n’a pas été le cas. »
La colère de la communauté noire, et l’amertume des Blancs. Selma attend Barack Obama avec l’espoir que le président ne se contentera pas de venir pour une photo symbolique, 50 ans après la lutte pour le droit de vote des Noirs.
2 Commentaires
A. Diop
En Mars, 2015 (23:52 PM)Mansa Wali Diom Ak Diomb
En Mars, 2015 (14:24 PM)Oui, ici, hier nuit, tard dans la soirée, sur la Chaine Américaine CNN….
Oui, nous avons suivi pour vous le discours magistral délivré par le Président Barack Obama à Selma en Alabama….,
Oui dans ce Deep South de jadis et de naguère où la toute la Race Noire debout a eu un jour de 7 Mars bravé la mort « en croisé en croisade » sur le double chemin en cross-road de la liberté et de la démocratie
Oui, entre autres choses plus que superbement importantes, au nom de l’humanité toute entière, le Président Américain Barak Obama, dans cette magnifique toge des discours visionnaires du Révérend Père Martin Luther King, le Président Obama a dit que, en tant que nobles créatures devant le Noble Créateur, oui, nous avions tous beaucoup de ponts à traverser ou à retraverser, beaucoup de Bastilles à prendre ou à reprendre, beaucoup de Bastions à vaincre ou à convaincre….
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