Le ministre Secrétaire Général du gouvernement s’explique dans une longue contribution publiée ce mardi dans le journal L’Observateur sous le titre : « Cyberspace : Une zone de non droit ? Un lieu de médisance impunie ».
Journaliste pendant une trentaine d’années, l’homme n’épouse pas forcément les évolutions que connaît le métier, surtout l’explosion du Net. La raison donnée à un ami qui l’interpelllait qu’il était « très peu connecté pour lire les choses publiées sur les sites web et que ce n’était point une attitude de rejet de (sa) part » mais « plutôt d’un renoncement, car, après plusieurs expériences, (il) a finalement décidé de (se) passer des sites d’information et en particulier des pages de commentaires accompagnant les publications ». Pour la raison, il soutient : « les opinions publiées (lui) apportaient très peu de choses. En plus, certaines d’entre elles heurtaient violemment l’idée qu’(il se)faisai(t) de la morale ».
La conviction de l’ancien ministre de la Bonne gouvernance est que, « la régulation est une nécessité, voire un impératif de la part de l’Etat, face à ces délinquants qui s’autorisent les dérives les plus graves. Cette question dépasse largement la seule problématique des publications injurieuses et diffamatoires ». Ce qui permettra de changer l’idée qu’on se fait d’Internet au Sénégal, à son avis, à savoir : « un défouloir, un lieu d’expression de la haine, une zone où l’insulte est totalement banalisée ».
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