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« Le prix au producteur a connu une hausse de 40 francs par rapport à l’année dernière. C’est à 250 francs, une première au Sénégal. A ce prix-là, on valorise 1,4 million de tonnes, c’est 450 milliards de francs CFA. Donc le monde rural est assis sur 450 milliards de francs CFA. Une production de 1,4 million de tonnes d’arachide ça correspond à au moins 3 millions de tonnes de paille d’arachide. Même si on valorise le kg de paille d’arachide à 50 francs seulement, c’est 150 milliards. Globalement, on peut dire que cette campagne peut générer au moins 600 milliards de Francs CFA », annonce le ministre de l’Agriculture qui invite à la prudence les acteurs et la presse qui font état d’un faux départ au sujet de la campagne de commercialisation qui a débuté hier lundi 23 novembre.
« Pour la commercialisation, la campagne a démarré hier et doit se terminer le 25 mai 2021. De grâce, ne tirons pas des conclusions hâtives. J’entends déjà dire que c’est un faux départ. Je signale que le producteur a le droit de prendre son temps de gérer sa récolte comme il veut et peut la commercialiser entre la date d’hier (23 novembre 2020) jusqu’au 25 mai 2021 », indique Moussa Baldé.
Les chiffres record de la production
S’agissant de la campagne de production agricole, signale le ministre, « elle s’est faite dans un contexte particulier, inédit dû à la pandémie de Covid-19. Laquelle a fait irruption au Sénégal au mois de mars au moment où on clôturait la campagne de commercialisation de l’année dernière et on se préparait à la campagne à venir ».
Mais, ajoute-t-il, « nous avions, compte tenu de cette situation, présenté un programme pour hisser la production céréalière à 3 millions de tonnes contre 2 millions 500 mille tonnes l’année dernière. Naturellement ce programme a un coût et le président avait validé notre budget pour cette campagne à 60 milliards, soit 20 milliards de plus que la campagne de l’année dernière ».
Un surplus qui a permis, selon la tutelle, entre autres, à augmenter « les intrants, en particulier les engrais qui ont augmenté de 50% ». En plus d’un hivernage exceptionnel, l’engagement des producteurs a amené le niveau d’emblavure « à plus de 3 millions 750 mille hectares ». Autant de facteurs qui expliquent aujourd’hui les chiffres record de la production.
« Pour ce qui concerne l’arachide notre production est estimée cette année à 1,8 million de tonnes contre 1,4 million de tonnes l’année dernière. En ce qui concerne les céréales, je vous ai dit que notre objectif était d’arriver à 3 millions de tonnes, je peux vous dire que notre production céréalière est estimée à 3,8 millions de tonnes. Rien que pour le riz, nous attendons une production de 1,4 million de tonnes contre une production de 1,1 million de tonnes l’année dernière. Cela est valable pour la pastèque, le coton, le niébé », signale Moussa Baldé qui annonce une hausse de 38% de la production céréalière et de 36% de la production des cultures industrielles.
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