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Le chef de l’Etat gambien Yaya Jammeh effectuera ‘’prochainement‘’ une visite à Dakar, a annoncé jeudi son ministre des Affaires étrangères, Mamadou Tangara. A la RTS, M. Tangara a annoncé la visite du président Jammeh, après une audience avec le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade.
Le président gambien déclare vouloir que "le gouvernement du Sénégal et celui de la Gambie servent d’exemple d’unité africaine". Il vient d’être réélu après une mascarde électorale dans un pays qu’il tient d’une main de fer
Arrivé au pouvoir en 1994, Yahya Jammeh, 46 ans, leader de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), a été réélu en novembre dernier pour la quatrième fois, après ses victoires électorales en 1996, 2001 et 2006.
Dans le dossier casamançais, il vient aux nouvelles et éventuellement (re) donner des gages de bonne volonté après que le droit de poursuite en territoire gambien des bandes armées qui sèment la mort en Casamance ait été exigé par Dakar...
2 Commentaires
Rr
En Décembre, 2011 (02:15 AM)Le régime d'Abdoulaye Wade s'emploie à disposer d'une justice à sa botte prompte à appliquer la justice des vainqueurs. L'affaire Barthélémy Dias, qui défraie la chronique, est l'illustration parfaite que le roi et sa cour sont au-dessus de la justice. Barthélémy Dias a certes été excessif dans sa riposte. Il a toutefois été attaqué à sa mairie. Il a usé d'une arme à feu qui a peut-être donné la mort. Il a bien fallu que des nervis débarquent, menaçants, à ses portes pour qu'il use de cet engin mortel. Ces nervis ne sont pas arrivés là par hasard. Certains d'entre eux ont témoigné qu'ils ont été transportés à bord de pick-ups fournis par Abdoulaye Faye. D'autres ont indiqué que c'est "Ins", en l'occurence Baye Moussé Ba alias Bro, qui donnait par téléphone les instructions alors qu'ils opéraient sur le terrain. Ni Abdoulaye Faye ni Bro n'ont été à ce jour convoqués ni entendus. Au moment même, Barthélély Dias à qui ils avaient envoyé des gros bras pour l'attaquer croupit en prison. C'est pour protéger la liberté du citoyen de l'arbitraire du pouvoir que Montesquieu a théorisé la séparation des pouvoirs au 18ème siècle. Et fait de la justice la gardienne des libertés. Le cas est exceptionnel et mérite d'être souligné: le parquet a demandé dans le cas d'espèce que Bro soit entendu. Le sera-t-il ? Le cas échéant, sera-t-il poursuivi ? Si oui, sera-t-il placé en détention préventive, lui qui est présumé être au début de la chaîne du crime ? Et Abdoulaye Faye, indexé comme étant celui qui a fourni les moyens de l'agression, continuera-t-il à couler une paisible impunité ? Tant que Barthélémy Dias sera en détention et que Bro et Abdoulaye Faye continueront à humer l'air de la liberté, l'affaire continuera à exhaler l'odeur d'une justice sous coupe réglée qui protège les puissante auréolés du parapluie du pouvoir et sanctionne les faibles. Comme les affaires Idrissa Seck, Bara Tall, Talla Sylla..., celle dite Barthélémy Dias continuera à apparaître comme une banale répétition du triomphe de la justice des forts.
Abdoulaye Wade
En Janvier, 2012 (21:01 PM)Cherchez ailleurs votre coupable et non chez un président président voisin. Donc je vous demande de revoir vos commentaires mes frères. Dans ce cas comment peut il demander un rapprochement des deux pays et protéger les ennemies de l’Afrique.
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