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L’Afrique est le théâtre traditionnel d’une guerre d’influence entre puissances étrangères. La concurrence s’est un peu plus accrue ces deux dernières décennies avec l’arrivée d’acteurs tels que la Chine, la Turquie et les pays du Golfe. Devant l’auditoire de l’Atlantic Council, Macky Sall a défendu la liberté des pays africains à choisir et à multiplier les partenaires. “Tous nos partenaires, anciens et nouveaux, sont les bienvenus, considère-t-il. En gardant sans complexe leurs amitiés traditionnelles, nos pays s’ouvrent également à de nouveaux horizons. L’ouverture, c’est le sens même de l’histoire”.
Pour le Président en exercice de l’Union africaine, l’urgence est de consolider “la place de l’Afrique dans le système international” à travers une “gouvernance mondiale plus juste et plus équitable”.
Pour y parvenir, Macky Sall appelle à des réformes comme celle des conditions d’accès au crédit export, “en assouplissant les règles sur les taux du crédit et la durée des délais de grâce et des périodes de remboursement”.
Le Président sénégalais appelle également à lutter davantage contre les congés fiscaux abusifs. “L’évasion et l’optimisation fiscales privent nos pays d’importantes ressources financières, alors même que l’impôt doit être payé là où l’activité génère la richesse, souligne-t-il. Il est heureux qu’à l’initiative des Etats-Unis, l’OCDE ait adopté en octobre 2021 un Accord historique sur l’impôt minimum mondial de 15 %. C’est une étape significative dans la lutte contre les pratiques fiscales anormales qui contribuent à l’érosion de la base d’imposition”.
Macky Sall a aussi plaidé pour l’amélioration des méthodes d’évaluation des agences de notation. “Le constat a été fait que les pays africains continuent d’être pénalisés par une perception exagérée du risque qui renchérit les primes d’assurance et le coût de l’investissement, déplore-t-il. Le Rapport 2022 sur le financement du développement durable publié en avril dernier par une soixantaine d’institutions internationales, dont le FMI et la Banque mondiale, a également relevé les limites de ces évaluations et recommandé de faire en sorte que les critères d’évaluation reflètent mieux la situation réelle de chaque pays”.
Enfin, comme souvent lors des derniers rendez-vous internationaux auxquels il a pris part, Macky Sall a lancé un appel pour “une transition énergétique juste et équitable, qui permet à nos pays d’utiliser leurs propres ressources pour satisfaire leurs besoins d’industrialisation à des coûts compétitifs et assurer l’accès universel à l’électricité dont plus de 600 millions d’africains restent encore privés”.
5 Commentaires
Anonyme
En Décembre, 2022 (12:14 PM)Reply_author
En Décembre, 2022 (13:30 PM)Reply_author
En Décembre, 2022 (13:30 PM)Reply_author
En Décembre, 2022 (17:49 PM)Participer à la Discussion