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De bonnes nouvelles pour l’Afrique. L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) vient de présenter son rapport annuel mondial sur les politiques alimentaires en 2014-2015. Et les résultats sont plutôt satisfaisants. 2014 a été présenté comme année d’avancée notable et d’espoirs. En dépit des nombreux défis pour les pays de la sous-région ouest-africaine, l’année précédente a été une année durant laquelle le continent a enregistré des progrès encourageants.
Dans ledit rapport présenté ce 1 avril par Shengen Fan, Directeur général de l’Ifpri, le pourcentage des personnes vivant au –dessous du seuil de pauvreté (1, 25 dollars/j) est passé de 44, 5% en 1995-2003 à 40,1% de 2003-2012. « La part des populations pauvres et souffrant de la faim dans le monde a continué de s’amoindrir. Les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) consistant à réduire la pauvreté mondiale de moitié ont été atteints : le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a chuté de 700 millions entre 1990 et 2010-en avance de cinq ans sur la date cible de 2015 », note le Directeur général de l’Institut. Et ce n’est pas tout l’objectif visant à réduire de moitié la part des populations souffrant de la faim semble près de se concrétiser.
Car ayant été atteint par 64 pays en développement depuis 1990. La sous alimentation mondiale a chuté de façon remarquable au cours des deux dernières décennies, de 19 à 11%. Les pays pauvres à revenu intermédiaire ont affiché une forte croissance économique er agricole en 2014. « En octobre, la croissance annuelle du Produit intérieur brut (Pib) sur les marchés émergents et dans les pays en développement affichait une moyenne de 4, 4% contre 1, 8% à peine dans les économies avancées », note le rapport. Seul bémol à cette forte avancée de l’Afrique, les conflits et les crises sanitaires qu’a connues le continent, à l’instar de la maladie à virus Ebola qui sévit toujours en Afrique de l’Ouest, souligne Shengen Fan.
Mais des pistes de réflexion ont été dégagées en vue d’éradiquer le fléau. Le Directeur de l’Institut préconise à cet effet de miser sur l’agriculture en s’appuyant sur la recherche, l’approvisionnement en eau et l’augmentation des ressources. « Améliorer les chaines de valeurs afin que les petites exploitations soient plus rentables à travers des coopératives, améliorer l’accès des femmes à la terre, réduire les inégalités de genre, améliorer leur santé pour les sortir de la pauvreté », sont entre autres solutions qui ont été données. Mieux, il invite les régions de l’Afrique de l’ouest à s’inspirer de l’exemple de l’Ouganda et du Nigeria basé sur les programmes de bio fortification (addition de nutriments pour améliorer les rendements). Et suite aux engagements pris à la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements à Malabo en Guinée Equatoriale, la malnutrition et la faim devraient être éradiquer en Afrique à l’horizon 2025.
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