Le pacte des traîtres de la République
Ils inspirent le dégoût, voire le mépris, les deux « follistes » d’AJ, devenus de vieux paillassons sur lesquels Voldemort s’est longuement essuyé les pieds pour accomplir ses forfaits. Entre les serviettes et les torchons, il a fait son choix, celui de gratifier le traître, et de punir le « cocu ».
Le « courtier », le « danger » et le « cocu »
On est loin de la fin de la traversée du désert abritant la « savane angélique » dans laquelle languissent les « follistes » qui n’ont pas fini de payer leur alliance malheureuse avec le diable. Si l’un a choisi de cirer les pompes pour ensuite valser au rythme de la mélodie composée par le père de Karim, l’autre continue de crier à l’imposture, pour avoir été injustement défenestré de sa propre formation politique dont il dit détenir l’original du récépissé. Quand les traîtres entre eux se trahissent, la République en sort grandie, elle se frotte les mains. Les « jumeaux » d’AJ, en public, se sont mutuellement accusés d’anthropophage, avant de se retrouver tous les deux sur le devant de la scène avec des ossements dans les mains. Le peuple, quant à lui, applaudit et dit bravo à Me Wade qui lui a révélé les vrais visages de ces monstres froids. Ces derniers ne parlent du peuple que lorsque le Prince leur retire leur fromage du bec, ou quand ils ne sont plus conviés au festin. A l’image des bandits de grand chemin, ils ne se disputent qu’au moment de partager leur malsain de butin, même si dans l’un comme dans l’autre camp, l’on se défend d’évoquer l’argent, comme source principale de leur différend. Abdoulaye Wade a compris que Landing, comme Decroix, avaient chacun un prix. Il l’a payé cash, et toutes taxes comprises. En tout cas, ce n’est pas à un vieux « macaque » de sa trempe qu’il faudra apprendre à faire la grimace, ni comment sauter d’un arbre à un autre tout en se gardant de toucher la terre. La gratification et la promotion de Decroix au sein de l’entourage du « danger », peut donner à certains, des envies de trahir.
Quant au « cocu », il vient de se rendre compte qu’il n’y a pas pire humiliation ou sanction que d’être nommé ministre d’Etat sans portefeuille. En d’autres termes, Landing a accepté de percevoir à chaque fin de mois, des indemnités, c'est-à-dire une pension d’ « invalidité sociale » ou « allocations » de non utilité à la bonne marche de l’Etat et de ses Institutions pour lesquels il constitue une charge. Ce système d’assistanat dont il a accepté d’être le bénéficiaire, a porté un sacré coup à sa crédibilité. Voilà pourquoi il a du mal à lever la tête pour parler au peuple sans baisser les yeux, d’où son mutisme involontaire et compréhensible, depuis qu’il a décidé de retourner sa veste et de grossir les rangs des avocats du diable. « Celui qui, une seule fois invite le diable chez lui, ne s’en débarrasse jamais. » Landing l’a appris à ses dépens.
Le « baara yeggo » des follistes
Pourquoi Landing en veut-il autant à Decroix ? A-t-il tenté de lui ravir sa douce Marie Angélique ? Je ne le crois pas. Marie Ange ne manquerait pas de goût, au point de tomber sous le charme du « courtier », lequel, même pour organiser une partouze, n’est pas le premier qu’on appelle, encore moins pour élire Mister Folli 2009. Le « cocu », quant à lui, a été très naïf de croire que « fréquenter des voleurs ne fait pas de vous forcément un des leurs. » C’est comme s’il voulait nous faire croire que l’on peut bien se baigner dans la mare du diable sans se mouiller les pieds ni amasser de la boue. Abdoulaye Wade, rancunier comme le décrivent certains, n’a pas encore pardonné à Landing ses « confessions intimes ». Voilà pourquoi le Président qui a conçu, théorisé et mis en œuvre le processus d’émiettement de la famille socialiste, a fait de AJ, un monstre bicéphale, une vache « folliste » perdue dès la première station du chemin « Decroix » dans une « Savane Angélique » nommée Landing.
Le sourire angélique de Marie
Pour ce qui est de Marie Ange, émissaire d’Abdoulaye Wade au Bénin, c’est encore une histoire d’argent qui, loin de faire sourire ses compatriotes, lui a valu d’être déchargée des Parlements du Nepad avant d’être relevée de ses fonctions de coordonnatrice du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs. L’Etat béninois qui a fait de la corruption une « menace prioritaire devant le terrorisme », allant jusqu’à décréter une journée sans corruption pour sensibiliser l’opinion, a manqué d’argument pour justifier la promotion de Marie Ange précédant l’octroi d’un passeport diplomatique à cette dernière. Comme pour dire que les cordonniers, de tous les temps, sont les plus mal chaussés. La corruption, à l’image de la grippe porcine, est très contagieuse. Loin de nous l’idée d’accuser Marie Ange d’avoir transposé sur le sol béninois, le virus Decroix-Landing auquel AJ a succombé. La tragédie « folliste » aura le mérite d’éclairer notre lanterne sur les véritables ambitions de « Benno », en passe de devenir un refuge de transhumants, de frustrés et de mécontents. On saura si l’opposition sera capable de faire le tri dans ses rangs pour éviter aux électeurs du 22 mars d’avaler du vomi plus que dégoutant. Landing et ses affidés n’ont pas leur place dans « Benno » qui, sans conditions, devrait les déclarer ‘non grata’, pour que cela serve de leçon aux autres, étant donné que dans l’âme de chaque politicien, sommeille un traître potentiel.
Momar Mbaye<38>[email protected]
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