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«N’est-ce pas le vieux dicton dit que « Mieux vaut prévenir que guérir» ? Malheureusement, au Sénégal, on préfère même tuer que de soigner. Qui ne se souvient pas du cri de cœur de Joseph Ndiaye, conservateur à la maison des esclaves ? « N’attendez pas ma mort pour venir pleurer sur mon corps » avait-il lancé à tous ceux qui pouvaient l’aider. Combien de gens ont émis un tel cri ? Si les infrastructures du Sénégal, surtout les routes, qui engloutissent le plus de milliards, pouvaient émettre un tel cri de cœur, le pays serait dans l’éternel tristesse.
Pourtant, il suffit juste d’une petite volonté, de la part de nos gouvernants, pour éviter des dépenses inutiles. A l’état actuel, le tronçon Fatick/Gossas/ (40 kilomètres) nécessite un entretien car, en plusieurs endroits, surtout entre Diakhao et Somb, il présente des signes de dégradation sévères. Il faudra attendre, qu’il soit impraticable, pour solliciter des milliards à l’Etranger pour sa reconstruction. A croire que nos autorités prennent plaisir à laisser pourrir les choses sous leur nez et leur barbe…
Tout ceci laisse croire qu’il s’agit là du laxisme recherché. Même le service régional des travaux publics de Fatick ne perdrait rien à boucher avec les moyens de la région ces nids de poule qui deviendront bientôt des bassins de rétention. Le tronçon Fatick/Kaolack (45 km) a commencé ainsi. Voilà que la seule issue de contournement se dégrade jour après jour.
L’axe Kaolack/Dinguiraye récemment livré à la circulation présente les mêmes signes de lassitude. Un camion de 8 m3 de goudron pourrait encore prolonger sa vie de plusieurs années. Mais on a l’impression que si les tenants du pouvoir ne torturent pas le peuple, ils ne sentent pas leur existence. On s’est lassé de citer les axes Sénoba/Ziguinchor (134km) ; Médina Wandifa/Sédhiou (45 km) ; Linguère/Dara (40km) dont l’état de dégradation éreinte tout usager. A ce rythme, nous allons paraphraser Proudhon : « Nous avons exagéré le laxisme de sorte que nous n’avons plus le nécessaire.
L’absurdité, c’est que l’Etat crée des autoroutes là où le besoin ne se fait pas sentir. Pendant ce temps, il est impossible à beaucoup de Sénégalais de se rendre d’une région à l’autre, le temps d’une journée. Peut-être le gouvernement actuel, très regardant sur les dépenses publiques, sera plus vigilant et plus soucieux de la conservation des acquis. Moi, à l’image de Flaubert (Gustave), « Je ne pardonne point aux hommes d’action de ne pas réussir, puisque le succès est la seule mesure de leur mérite ».
3 Commentaires
Nation Forte
En Juin, 2014 (11:09 AM)Ca sent le patriotisme.
Merci,par ma voie,la nation entiere t'en est reconnaissante.
D
En Juin, 2014 (12:53 PM)Un état c'est comme un âne, il lui faut des bâtons pour avancer.
Le Sénégalais
En Juin, 2014 (13:03 PM)Participer à la Discussion