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Un influent général sud-soudanais a démissionné en accusant le président Salva Kiir de mener un "nettoyage ethnique" dans ce pays en guerre.
Le lieutenant-général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l’état-major, affirme avoir « perdu patience vis-à-vis de la conduite du président et commandant en chef, du chef d’état-major et d’autres officiers supérieurs », issus de l’ethnie dinka, selon la lettre de démission dont l’AFP a obtenu copie dimanche.
Accusés de crimes contre l’humanité
Le président et ces officiers de la SPLA – l’armée gouvernementale – « ont systématiquement torpillé » un accord de paix signé en août 2015, estime le lieutenant-général, membre de l’ethnie bari, réputé influent et respecté par les partenaires étrangers du Soudan du Sud.
Ils ont également cherché « à mettre en oeuvre l’agenda » d’un Conseil d’aînés de l’ethnie dinka – dont le président Salva Kiir fait partie – à savoir le « nettoyage ethnique », le « déplacement forcé de population » et la « domination ethnique », assure le lieutenant-général, évoquant des crimes contre l’humanité.
Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12 000 Casques bleus.
Tueries, viols, incendies
L’armée gouvernementale, transformée peu à peu en armée « tribale » dinka par le président et son entourage, a participé à « des tueries systématiques, des viols de femmes et des incendies de villages, prétendant poursuivre des rebelles dans des villages pacifiques » à travers le pays, affirme Thomas Cirillo Swaka.
Il assure par ailleurs que les Dinka de la SPLA sont déployés « stratégiquement dans des zones non-dinka afin de mettre en place une politique d’occupation des terres » et « s’approprient les biens des autres gens ». Les soldats membres d’autres ethnies sont eux « délibérément négligés et ne sont pas déployés ».
Des experts de l’Onu rapportaient début décembre qu’un « nettoyage ethnique » était en cours dans plusieurs régions du Soudan du sud, pointant du doigt les exactions des soldats gouvernementaux.
3 Commentaires
Anonyme
En Février, 2017 (05:05 AM)Xeme
En Février, 2017 (08:55 AM)Africain Dépité
En Février, 2017 (10:08 AM)Rien de bon ne sortira jamais de ce soudan du sud !
Haïti a été indépendant depuis le 18ème siècle. Mais jusqu’ici, c’est la misère, la pauvreté qui le gangrène . C’est l’Etat le plus pauvre d’amérique. Et, comme par hasard, il est …dirigé par des noirs !
Aucune nation noire ne s’est développée de par le monde alors que les noirs ne sont pas les seuls à avoir subi la colonisation et l’esclavage !
Même les noirs libérés de l’esclavage à qui on avait légué la sierra léone et le libéria n’ont rien pu contruire. Ils ont plutôt réduit en esclavage leurs propres frères autochtones trouvés sur les lieux !
L’afrique du sud ne serait pas ce qu’elle est si elle avait toujours été dirigée par des noirs. Aujourd’hui que les blancs sont partis, les noirs (de la trempe de zuma) vont la détruire !
Et l’aparteid ne devait jamais se produire si les noirs étaient une race fière car je ne peux comprendre comment les noirs peuvent constituer 95% de la population sud africaine et subir l’aparteid de la part de 5% seulement composé de blancs !
Comment les noirs de mauritanie (majoritaires) peuvent-ils se laisser dominer et même réduire en esclavage par les maures ?
Sommes nous une race lâche ?
Sommes nous maudits ?
Sommes nous une race inférieure ?
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