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Le Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique s'est ouvert au palais de l'Elysée à Paris, ce vendredi sur invitation du président français, François Hollande, en présence de 27 chefs d'états et d'une douzaine de chefs de gouvernements africains. Le président François Hollande annonce un fonds de 20 milliards d'euros dédié au développement de l'Afrique. Focus.
Depuis deux jours, la capitale française vit un intense ballet diplomatique. Un raout à la fois historique et symbolique entre le continent africain et la France, qui intervient au lendemain de la disparition d'une figure emblématique de l'histoire politique sud-africaine et de l'humanisme universel, Nelson Mandela. Début d'une francafrique, new fashion qui prend ses marques, pendant laquelle une quarantaine de dirigeants africains et une bonne poignée de représentants d'institutions internationales se sont succédé aux alentours de 12 heures 30 (heure parisienne) au pas feutré au somptueux palais de l'Élysée pour répondre à l'appel du président, François Hollande. Ce dernier, lors de sa visite au Sénégal quelques mois après sa prise de fonction, avait émis l'idée de la tenue d'un grand sommet France- Afrique à Paris axé sur la sécurité, la paix. Les 27 chefs d'Etats africains ont bien voulu marquer de leur présence à ce grand rendez vous entre la France et le continent, vingt sixième du genre depuis son lancement.
Ce Sommet, premier Sommet ouvert par le président François Hollande sur une note triste, en hommage au parcours exceptionnel de l'ex président sud-africain, Nelson Mandela, décédé à l'âge de 95 ans, au même moment où le gouvernement français s'engage militairement en République Centrafricaine à travers l'opération baptisée '' Sangaris" au côté de la force africaine est principalement axé aux enjeux de sécurité, de paix et de développement du continent. La force africaine en attente, devra se déployer très rapidement grâce à l'appui logistique et aux diverses contributions financières de la France et de certains pays de l'Union Européenne. << Les pays africains doivent prendre en main leur propre sécurité pour réagir contre les menaces terroristes et autres activités déstabilisatrices du continent africain qui freinent son développement. L'Afrique peut compter sur la France et l'Europe pour être à ses côtés dans la résolution des crises militaires et politiques majeures. Le destin veut que l'Afrique soit réunie à Paris, dans un sommet sur la paix et la sécurité au lendemain de la mort de Nelson Mandela. C'est un symbole et une exigence de responsabilité >> a affirmé le chef de l'état français, François Hollande. Quelque 1200 hommes vont être déployés en RCA, en proie à des combats meurtriers opposant des milices aux troupes de la SELEKA, pour sécuriser la capitale. Grâce à l'entregent du président français, la France a pu obtenir du Conseil de sécurité des Nations -Unies un mandat d'intervention rapide à Bangui d'une force internationale militaire mixte. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a fait aussi le déplacement de Paris pour faire entendre la position des NU sur ces questions d'une grande acuité qui déchirent le continent africain. La France s'est engagée à former quelque 20 000 cadres miliaires africains chaque année et apportera son soutien dans le conseil, le renseignement et logistique.
Fonds d'appui de 20 milliards d'euros
Le président français, François Hollande a annoncé devant la quarantaine de dirigeants africains présents au sommet de l'Elysée, la mise en place d'un fonds d'appui d'un montant de 20 milliards d'euros sous forme de prêts allégés et de dons en faveur du développement de l'Afrique. Signe d'offensive économique majeur, le président français a pris l'engagement d'affecter à l'Agence Française de Développement (AFD, guichet public français ) une enveloppe d'un milliard d'euros pour soutenir le Green business, l'innovation, les nouvelles technologies, les infrastructures en faveur du continent. Premier pourvoyeur d'aide publique au développement de l'Afrique, devant les pays émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil, la Turquie, la France réfléchit sur un projet de création d'une fondation franco-africaine, une joint- venture de partenaires publics et privés franco-africains, pour promouvoir le secteur privé, le commerce et l'investissement sur la base d'un partenariat gagnant-gagnant. Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe n'a pas fait le déplacement du fait de ses relations heurtées avec la communauté internationale. Les discussions autour des thèmes de sécurité et de paix, mais surtout celle de l'envoi imminent d'une force internationale de maintien de la paix en République Centrafricaine, se poursuivront jusqu'à samedi (demain) avant la cérémonie de clôture prévue en fin d'après midi.
2 Commentaires
Enorme!
En Décembre, 2013 (22:33 PM)C'est 13 120 milliards de Francs CFA... C'est astronomique.
Si c'est vrai ce sera le plus gros investissement en Afrique depuis l'Indépendance.
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En Décembre, 2013 (09:24 AM)Participer à la Discussion