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Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya a procédé jeudi à la nomination de 30 sénateurs, portant à 100, le nombre total de la chambre haute du parlement, conformément à la Constitution.
Une nomination qui intervient après les élections sénatoriales du 25 mars 2018, où 70 sénateurs avaient été élus au terme d’un scrutin au suffrage universel indirect, le collège électoral étant composé essentiellement d’environ 10 000 conseillers municipaux.
Au terme de ce scrutin, le parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), avait remporté 63 sièges, tandis que le Social democratic front (SDF), parti-leader de l’opposition parlementaire s’en sortait avec 7 sièges remportés dans son fief de la région du Nord-ouest.
Pour le reste, le RDPC a raflé la mise dans les neuf autres régions du pays, dominant très largement le sénat, d’autant que les sept autres formations politiques en lice n’ont pu obtenir un seul élu.
Avec la nomination des 30 sénateurs dont 3 par région, cela porte le nombre à 100 sénateurs dont 10 représentants par région.
Désormais, la chambre haute du parlement est au grand complet, ce qui laisse croire que par rapport à la composition du bureau qu’on est bien parti pour le statu quo d’autant que la quasi totalité des sénateurs nommés et élus lors du premier mandat vont retrouver le parlement.
Conformément à la loi, en cas de vacance à la présidence de la République, c’est le président du sénat qui assure l’intérim du chef de l’Etat et organise au bout de trois mois, l’élection présidentielle dont il ne sera pas candidat.
1 Commentaires
Aziz
En Avril, 2018 (04:15 AM)Participer à la Discussion