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La menace planait depuis plusieurs mois déjà. Le couperet est finalement tombé le mercredi 2 septembre. Face à la presse, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a annoncé placer sur liste noire, aux côtés de terroristes et de trafiquants de drogue, deux membres de la Cour pénale internationale (CPI) : sa procureure gambienne, Fatou Bensouda, et Phakiso Mochochoko, le directeur de la division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération de la CPI, originaire du Lesotho.
« Nous ne resterons pas les bras croisés, tandis que nos concitoyens sont menacés par une cour de kangourous », a lâché Mike Pompeo. À l’origine de son courroux, le feu vert donné par la procureure à l’ouverture d’une enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en Afghanistan – enquête qui pourrait mettre en cause l’armée américaine.
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