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Ouagadougou a détecté officiellement le 9 mars ses deux premiers cas de Covid-19?: un pasteur et son épouse ont été testés positifs à leur retour d’un rassemblement évangélique auquel ils avaient participé à la fin de février à Mulhouse, dans l’est de la France. Le Faso devenait ainsi le quatrième pays d’Afrique de l’Ouest à être touché par la pandémie, après le Nigeria, le Sénégal et le Togo. Près de trois mois plus tard, il s’en sort plutôt bien. Le nombre de cas déclarés reste inférieur à 1?000 (809 au 21 mai), dont moins de 100 patients nécessitant un traitement, 661 guéris et « seulement » 52 décès.
Si le pays a plutôt bien résisté à la propagation de la maladie, c’est en partie dû à la rapidité de la riposte. Dès le 3 mars, les autorités annonçaient l’élaboration d’un plan de lutte contre l’épidémie budgétisé à plus de 9 milliards de F CFA (plus de 13,7 millions d’euros).
Puis, le 16 mars, elles prenaient des mesures drastiques pour limiter la propagation du Covid-19?: fermeture des établissements scolaires, liaisons terrestres et aériennes suspendues (à l’exception du fret), déclaration de l’état d’alerte sanitaire, mise en quarantaine des villes touchées (Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Boromo et Dégougou), couvre-feu de 19 heures à 5 heures, fermeture des marchés, des bars, des restaurants et des lieux de culte, restriction des rassemblements (notamment pour les funérailles), des transports publics et du trafic interurbain. Les experts estimant que le pays a passé le pic de la pandémie, les mesures restrictives sont progressivement allégées, avec la réouverture des bars, des restaurants et des maquis, la levée de la quarantaine et la reprise du transport interurbain.
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